La Confédération africaine de football (CAF) traverse une nouvelle zone de turbulences. Au cœur de la polémique : le maintien d’Olivier Safari à la présidence de la commission des arbitres, malgré les nombreuses contestations liées à la finale de la CAN 2025. Cette décision continue d’alimenter les débats autour de la transparence de l’arbitrage africain et de la gouvernance interne de l’instance continentale.
Accusé d’avoir influencé certaines décisions arbitrales lors de la finale controversée de la Coupe d’Afrique des nations 2025, le dirigeant congolais conserve pourtant la confiance des hautes sphères de la CAF. Une situation qui provoque malaise et incompréhension auprès de plusieurs acteurs du football africain.
Des accusations d’ingérence qui fragilisent l’image de la CAF
Selon plusieurs sources proches du dossier, Olivier Safari aurait demandé à l’arbitre international Jean-Jacques Ndala de ne pas sanctionner les joueurs sénégalais après leur retrait temporaire du terrain durant la finale de la CAN 2025. Ces révélations ont rapidement suscité une vague de critiques au sein des fédérations et des observateurs du football africain.
La polémique a pris une nouvelle ampleur après la nomination d’Olivier Safari comme évaluateur de la finale aller de la Ligue des champions CAF entre Mamelodi Sundowns et l’AS FAR Rabat, prévue à Pretoria le 17 mai prochain. Pour de nombreux analystes, cette désignation traduit le soutien affirmé de la direction de la CAF envers le responsable de l’arbitrage continental.
Patrice Motsepe privilégie la stabilité avant le verdict du TAS
D’après les informations relayées par Sport News Africa, le secrétaire général par intérim de la CAF, Samson Adamu, aurait envisagé un remplacement immédiat d’Olivier Safari. Une option finalement rejetée par le président de la CAF, Patrice Motsepe, ainsi que par plusieurs dirigeants influents de l’organisation.
En interne, la CAF souhaiterait préserver une certaine stabilité jusqu’à la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS). Le Sénégal conteste toujours le verdict ayant conduit au sacre du Maroc par forfait lors de la CAN 2025, un dossier particulièrement sensible pour l’instance africaine.
Une crise qui relance le débat sur l’arbitrage africain
Au-delà du cas Olivier Safari, cette affaire remet en lumière les interrogations persistantes sur l’indépendance de l’arbitrage africain. Entre accusations d’ingérence, tensions politiques et manque de transparence, la CAF voit son image fragilisée à l’échelle continentale et internationale.

