Battu par Benfica en Ligue Europa hier à San Siro (2-0) après un non-match, l’AC Milan est la cible de critiques. Ruben Amorim et Gonçalo Ramos sont notamment pointés du doigt.
L’AC Milan a vécu l’une de ses pires soirées européennes hier, selon La Gazzetta dello Sport, qui titre sur la pire prestation du club en Europe, marquée par une absence totale d’esprit combatif. San Siro n’a pas supporté la défaite de son équipe contre le club portugais en ouverture de cette première phase de Ligue Europa, où les Lombards sont placés parmi les favoris de la compétition. Les sifflets ont raccompagné les joueurs à leur sortie du terrain.
Une rencontre à sens unique
L’affiche était alléchante et prestigieuse sur le papier, mais elle a vite tourné court sur le terrain. Les Rossoneri ont été bousculés d’entrée, cueillis à froid par un but de Lukebakio (16e). Sudakov a ensuite trouvé le poteau (24e), avant que Kaminski ne double la mise (53e) au terme d’une rencontre totalement à sens unique. Les choix de Ruben Amorim, notamment de laisser Pulisic, Rabiot, Modrić et Moreira sur le banc au coup d’envoi, ne se sont pas révélés payants, la prestation globale de l’équipe face à des Aigles pourtant eux aussi largement remaniés étant jugée préoccupante.
Gonçalo Ramos, principale cible des critiques
« La nouvelle approche fut un désastre », résume Sport Mediaset, tandis que Sky Sport Italia fustige une première période insipide. Un homme concentre particulièrement les critiques : Gonçalo Ramos. Titulaire, il a joué l’ensemble du match sans cadrer la moindre frappe, pour la troisième fois consécutive. L’attaquant n’a touché que quatre ballons dans la surface, pour trois tentatives, dont deux de la tête, quand Rabiot, entré à la 73e minute, a touché six ballons dans la zone de vérité. Pour La Gazzetta dello Sport, ces statistiques ne correspondent pas à celles d’un attaquant payé plus de 70 millions d’euros bonus compris cet été. Ramos reste bloqué à un but en cinq matches toutes compétitions confondues.
Amorim reconnaît des difficultés collectives
L’ancien joueur du PSG n’est évidemment pas le seul responsable. Ruben Amorim est lui aussi remis en cause pour ne pas avoir fait évoluer de meneur de jeu dans sa composition de départ. Le coach portugais a lui-même reconnu après la défaite que son équipe était hors du coup en première période pour la deuxième fois d’affilée, évoquant des difficultés à se créer des occasions et une perte de moyens dès qu’un but est encaissé après un mauvais début de match. Il a également pointé un manque d’organisation défensive, l’équipe s’étant retrouvée entassée dans sa propre surface sur le premier but encaissé.
Il est encore trop tôt pour parler de crise, mais l’AC Milan, sixième de Serie A, peine pour l’instant à trouver sa régularité.

