Le club saoudien disputait hier le premier match de Ligue des champions asiatique contre Al Aïn. Et tout s’est mal passé, surtout pour CR7.
Exclu du débat du Ballon d’Or depuis 2022 au sortir d’une nouvelle Coupe du monde traversée sans génie (2 buts), Cristiano Ronaldo, 41 ans, doit désormais se contenter de ses matches avec Al-Nassr. Mais même là, c’est compliqué. Troisième du classement de Saudi Pro League, à deux points du leader Al-Hilal, le club de CR7 débutait sa campagne de Ligue des champions asiatique aux Émirats arabes unis, sur le terrain d’Al Aïn. Une rencontre qui a viré au fiasco.
Une déroute historique pour Al-Nassr
Al-Nassr a sombré avec quatre buts encaissés, dont un doublé d’Houssine Rahimi, tandis que Soufiane Rahimi et Giakoumakis ont également trouvé le chemin des filets. Balayé 4-0, le club saoudien a subi sa plus lourde défaite en C1 asiatique depuis la création du tournoi en 2003. Et comme souvent dans ces cas-là, Ronaldo n’a pas su se contrôler, s’en prenant à ses propres coéquipiers après le troisième but, multipliant les gestes de colère avant d’aller protester auprès de l’arbitre.
Une agression non sanctionnée
Cristiano Ronaldo a complètement perdu ses nerfs. Alors qu’il tentait de se créer une occasion, le Portugais s’est accroché avec un adversaire avant de le saisir et de le projeter violemment au sol, un geste d’humeur qui n’a pourtant entraîné aucune sanction de l’arbitre. Déjà ciblé avant la rencontre par les supporters émiratis, qui scandaient « Messi, Messi, Messi », Ronaldo avait répondu en applaudissant ironiquement depuis la pelouse.
Postecoglu défend son attaquant
À l’issue du match, l’entraîneur Ange Postecoglu a dû faire face à de vives critiques des journalistes sur le rendement de CR7, certains le considérant presque comme un fardeau pour son équipe. L’Australien a défendu son joueur, rappelant qu’il avait déjà marqué trois buts malgré une préparation limitée, assumant la responsabilité des résultats collectifs et appelant au respect envers un joueur qui reste selon lui un exemple pour tout le monde, au regard des sacrifices consentis tout au long de sa carrière.
Une première journée cauchemardesque pour le champion d’Arabie saoudite, malgré les titularisations de João Félix et Sadio Mané. Al-Nassr dispose encore de sept rencontres pour redresser la barre dans la compétition.

