Privées d’A’ja Wilson, largement rajeunies et portées par le phénomène Caitlin Clark, les Américaines visent une cinquième Coupe du monde consécutive à partir du vendredi 4 septembre à Berlin, face à une concurrence relevée.
La compétition démarre discrètement dans la capitale allemande, davantage tournée vers les élections locales du 20 septembre. Mais le basket féminin a connu sa propre secousse lundi : A’ja Wilson, comme Kelsey Plum, a déclaré forfait pour raisons de santé.
Une équipe américaine largement remaniée
Wilson, quadruple meilleure joueuse de la saison WNBA et MVP du tournoi olympique 2024 puis du Mondial 2022, est considérée comme la meilleure joueuse du monde. Son absence pèse plus lourd que celle de Plum. Les deux joueuses sont remplacées par Sonia Citron et Kiki Iriafen, qui découvriront toutes deux les grandes compétitions internationales — Citron n’ayant encore aucune sélection.
Seules cinq joueuses du groupe sacré aux JO de Paris en 2024 ont été conservées. Aux côtés de Breanna Stewart, qui vise un quatrième titre mondial, neuf joueuses vivront leur première Coupe du monde, dont les nouvelles stars de la WNBA Caitlin Clark, Paige Bueckers et Angel Reese.
Une concurrence redoutable
Malgré leur réservoir de talent, les Américaines devront composer avec plusieurs prétendantes solides. La France de Gabby Williams, qui avait poussé les États-Unis en finale olympique (66-67), aligne huit joueuses de WNBA mais peine toujours à dominer l’Europe.
Cette couronne continentale revient à la Belgique, portée par Emma Meesseman, qui vise au moins un premier podium mondial. L’Allemagne, pays hôte, nourrit aussi des ambitions malgré le forfait de Satou Sabally. L’Australie reste candidate au dernier carré, tandis que l’Espagne veut se racheter après avoir manqué l’édition 2022.
La Chine, vice-championne du monde en titre et emmenée par la géante Zhang Ziyu (2,20 m), sera justement la première adversaire des États-Unis, après son élimination surprise dès les poules aux JO 2024.

