À Pékin, les World Humanoid Robot Games mettent en scène les progrès de la robotique chinoise. Des robots y participent à des épreuves de sprint, de football ou encore de boxe, dans une ancienne patinoire olympique transformée en terrain d’expérimentation.
L’un des faits les plus marquants de la compétition est la performance de Lightning, un robot humanoïde rouge et sans tête. Il a parcouru le 100 mètres en 9 secondes 32, soit 26 centièmes de moins que le record du monde détenu par Usain Bolt. Il a également réalisé un temps de 38 secondes 15 sur 400 mètres, là encore plus rapide que le record humain.
Mais ces performances ne doivent pas masquer les limites actuelles de ces machines. Plusieurs robots ont eu des difficultés à prendre le départ, certains avançant à petits pas avant de chuter après quelques mètres. Sur les terrains de football, les mouvements restent hésitants et, lors d’une épreuve de boxe, un robot a terminé contre les cordes sans parvenir à se relever seul.
Ces scènes montrent l’écart qui demeure entre les démonstrations technologiques et les usages du quotidien. Si certains robots peuvent désormais courir très rapidement, ils sont encore loin de pouvoir accomplir de manière autonome des tâches complexes comme travailler dans une usine, effectuer des livraisons ou assister une personne âgée.
Avec plus de 2 000 robots humanoïdes engagés dans 51 disciplines, ces Jeux constituent surtout une vitrine pour l’industrie chinoise. Pékin cherche ainsi à mettre en avant ses avancées dans un secteur stratégique où la Chine entend maintenir son avance face aux États-Unis.

