La Ligue 1 reprend ses droits avec un PSG plus dominateur que jamais. Double champion d’Europe et quintuple champion de France en titre, le club de Luis Enrique aborde la saison dans la peau du grandissime favori, face à des concurrents affaiblis par des difficultés financières et une instabilité tactique sans précédent : 12 clubs sur 18 ont changé d’entraîneur cet été.
Le PSG a réalisé un mercato offensif ambitieux, dépensant 152 millions d’euros pour recruter Ferran Torres, héros de la finale du Mondial 2026 avec l’Espagne, Maghnes Akliouche en provenance de Monaco et le jeune ailier belge Mika Godts de l’Ajax Amsterdam. Ces arrivées compensent les départs de Gonçalo Ramos, Lee Kang-in et Randal Kolo-Muani. Le club a également encaissé environ 160 millions d’euros de cessions, en attendant la résolution des dossiers Barcola et Mbaye, courtisés par Liverpool.
Chez les concurrents, la situation financière reste préoccupante. Selon un sénateur LR, le déficit cumulé des clubs de Ligue 1 et Ligue 2 devrait encore dépasser « le milliard d’euros cette année ». La crise des droits TV a contraint la LFP à lancer sa propre plateforme, Ligue 1+, avec des revenus réduits.
L’OM repart de zéro avec Bruno Genesio après l’éphémère passage d’Habib Beye. Le club a affiché 105 millions d’euros de pertes en 2024-2025 et doit vendre pour se conformer aux exigences de la DNCG et de l’UEFA, au risque d’une exclusion des compétitions européennes. Les supporteurs marseillais attendent toujours des recrues.
Lens, dauphin du PSG et vainqueur du Trophée des champions face aux Parisiens (1-0), sera à surveiller sous les ordres du nouvel entraîneur allemand Dino Toppmöller. Lyon a montré du potentiel en tenant l’équilibre à Fenerbahçe en barrage de Ligue des champions (1-1). Monaco doit rebondir après une saison terne et l’échec du pari Pogba, avec Filipe Luis sur le banc. Lille, nouvelle direction avec Davide Ancelotti, et Toulouse complètent le tableau des prétendants à des places d’honneur.

