L’Argentine se retrouve une nouvelle fois dans le viseur de la FIFA. L’instance mondiale du football a annoncé l’ouverture d’une procédure disciplinaire visant la Fédération argentine (AFA) ainsi que plusieurs membres de l’Albiceleste, à la suite des incidents et des polémiques ayant marqué son parcours lors de la Coupe du monde 2026.
La procédure engagée contre l’AFA porte sur quatre infractions présumées au Code disciplinaire de la FIFA. L’instance évoque notamment l’utilisation d’un événement sportif à des fins non sportives, un comportement inapproprié de l’équipe, des faits de discrimination et des incidents à caractère raciste, ainsi que des manquements liés à l’ordre et à la sécurité pendant les rencontres.
Dans son communiqué, la FIFA mentionne des chants et gestes discriminatoires, des retards au coup d’envoi de certains matchs, l’affichage de messages jugés inappropriés par des joueurs et des supporters, ainsi que des jets d’objets depuis les tribunes. Ces nouvelles poursuites s’ajoutent à une précédente enquête ouverte après la demi-finale remportée contre l’Angleterre, lorsque des joueurs argentins avaient déployé sur la pelouse une banderole affirmant que « les Malouines sont argentines ». Ce geste avait ravivé les tensions autour de cet archipel britannique dont la souveraineté reste disputée entre Londres et Buenos Aires.
Leandro Paredes particulièrement visé
En parallèle, la commission de discipline de la FIFA a ouvert une seconde procédure visant trois joueurs argentins Leandro Paredes, Nahuel Molina et Thiago Almada ainsi que l’entraîneur adjoint Roberto Ayala. Le défenseur espagnol Gavi est également concerné par cette enquête. Ces procédures font suite aux altercations qui ont éclaté au coup de sifflet final de la finale remportée par l’Espagne. Plusieurs joueurs et membres du staff argentin se seraient alors livrés à des actes de violence envers leurs homologues espagnols.
Leandro Paredes apparaît comme le principal mis en cause. L’ancien milieu de terrain du Paris Saint-Germain est accusé d’avoir projeté au sol le défenseur espagnol Eric Garcia avant de le saisir à la gorge, puis de s’en prendre à Gavi. Il fait l’objet de trois chefs d’accusation, soit le nombre le plus élevé parmi les personnes poursuivies. À l’issue de la rencontre, le sélectionneur espagnol Luis De la Fuente avait dénoncé un comportement « inadmissible » de la part des Argentins. La FIFA précise que les personnes concernées disposent désormais d’un délai pour présenter leur défense avant que la commission de discipline ne rende sa décision.

