Le bras de fer entre la FIFA et l’UEFA se poursuit autour du projet de Gianni Infantino visant à vendre des parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés. L’instance européenne dénonce désormais ouvertement la méthode employée par le président de la FIFA pour obtenir le soutien des fédérations nationales.
Selon The Times, la FIFA a fixé au 19 septembre la date limite pour que ses 211 fédérations membres se prononcent sur le projet. En cas d’approbation, chacune d’entre elles pourrait recevoir 40 millions de dollars provenant d’un fonds global de 10 milliards de dollars. En cas de refus, ce montant serait ramené à 2,7 milliards de dollars. Cette échéance provoque une nouvelle réaction de l’UEFA, déjà fermement opposée au projet. Dans un communiqué, l’instance européenne critique notamment la manière dont la FIFA présente cette proposition aux fédérations. « Cela dit tout ce que vous avez à savoir sur ce plan », estime l’UEFA, qui dénonce la fixation d’une date limite accompagnée d’une offre financière destinée aux fédérations.
Une opposition qui s’élargit
L’UEFA affirme avoir échangé avec de nombreux acteurs du football et assure constater une « opposition significative et grandissante » au projet porté par Gianni Infantino. L’instance présidée par Aleksander Čeferin va jusqu’à estimer que la FIFA « ne peut plus continuer à utiliser notre sport pour s’enrichir, et ses amis avec ». Cette contestation dépasse désormais le seul cadre du football européen. Plusieurs responsables politiques, dont le Premier ministre britannique Andy Burnham et la ministre française des Sports Marina Ferrari, ont également exprimé leur opposition au projet.
Pour l’heure, le président de la Fédération tchèque, David Trunda, est l’un des rares responsables du football à avoir publiquement apporté son soutien à l’initiative. Le projet de Gianni Infantino continue donc de diviser le monde du football, alors que la FIFA cherche à obtenir le soutien des fédérations avant la date limite du 19 septembre.

