Les quarts de finale de la Coupe du monde 2026 continuent de faire polémique. Éliminées respectivement par l’Angleterre (2-1 après prolongation) et l’Argentine (3-1 après prolongation), la Norvège et la Suisse dénoncent plusieurs décisions arbitrales qu’elles estiment déterminantes dans leur élimination.
En Norvège, les critiques se concentrent sur le but égalisateur de Jude Bellingham face aux Three Lions. Les Scandinaves estiment que l’action aurait dû être interrompue, le ballon ayant, selon eux, touché le câble de la caméra aérienne avant le but. Une hypothèse rejetée par la FIFA, qui affirme que les données de la puce intégrée au ballon n’ont détecté aucun contact ni changement de trajectoire. Cette explication ne convainc toutefois pas le sélectionneur Stale Solbakken. Selon lui, plusieurs joueurs et membres du staff ont immédiatement remarqué une modification de la trajectoire du ballon. L’ancien international Alfie Haaland, père d’Erling Haaland, s’en est également pris à l’arbitrage, estimant que les principales décisions ont systématiquement favorisé l’Angleterre.
Les Norvégiens contestent aussi l’annulation d’un but inscrit sur corner, invalidé après intervention de la VAR pour une faute d’Erling Haaland dans la surface. L’attaquant de Manchester City juge cette décision excessive, estimant que ce type de duel est fréquent sur les coups de pied arrêtés.
La Suisse ne digère pas l’expulsion d’Embolo
Du côté suisse, c’est l’expulsion de Breel Embolo qui alimente la frustration. Initialement sanctionné d’un carton jaune contre Leandro Paredes, le milieu argentin a finalement été blanchi après intervention de la VAR. L’arbitre a requalifié l’action en simulation de l’attaquant suisse, déjà averti auparavant, provoquant ainsi son exclusion. Cette décision a suscité l’incompréhension des Helvètes. Fabian Rieder a dénoncé une intervention de la VAR qui, selon lui, a changé le cours du match pour une action sans véritable danger. Denis Zakaria a reconnu que la simulation pouvait être discutée, tout en jugeant le second carton jaune disproportionné. Granit Xhaka, capitaine de la Nati, a lui aussi regretté une décision qui, à ses yeux, a lourdement pénalisé son équipe.
Le sélectionneur Murat Yakin s’est montré plus mesuré. Il a expliqué ne pas comprendre pourquoi un simple carton jaune avait été distribué au départ de l’action, déclenchant ensuite une succession de décisions ayant conduit à l’exclusion d’Embolo. Sans parler de favoritisme envers l’Argentine, il a regretté que ce fait de jeu ait influencé l’issue d’une rencontre jusque-là très équilibrée.
Ces deux polémiques relancent le débat sur l’utilisation de l’assistance vidéo et l’interprétation du règlement, alors que la Coupe du monde 2026 entre dans son dernier carré.

