À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, les inquiétudes grandissent autour de l’empreinte environnementale de la compétition organisée aux États-Unis, au Mexique et au Canada.
Selon plusieurs études relayées par des experts du climat, cette édition pourrait devenir la plus polluante de l’histoire du football. En cause : l’augmentation du nombre d’équipes participantes, la multiplication des matchs et les déplacements massifs attendus entre les différentes villes hôtes.
Une empreinte carbone en forte hausse
Pour la première fois, la Coupe du monde réunira 48 sélections contre 32 lors des précédentes éditions. Cette nouvelle formule fera passer le nombre de rencontres de 64 à 104.
Les estimations avancées par plusieurs organismes spécialisés situent les émissions de CO₂ du tournoi entre 5 et 9 millions de tonnes. Une grande partie de cet impact environnemental serait liée au transport aérien des supporters, des équipes, des médias et des officiels.
La dispersion géographique des 16 stades répartis entre le Canada, les États-Unis et le Mexique devrait également contribuer à augmenter les distances parcourues tout au long de la compétition.
La FIFA sous pression
Face à ces chiffres, la FIFA est de nouveau confrontée aux critiques des défenseurs de l’environnement. Plusieurs spécialistes estiment que l’instance mondiale du football doit renforcer ses actions pour réduire l’empreinte carbone de ses compétitions.
L’organisation s’est engagée à réduire ses émissions de moitié d’ici 2030 et à atteindre la neutralité carbone en 2040. Toutefois, certains observateurs jugent ces objectifs difficilement compatibles avec l’expansion continue des tournois internationaux.
Des risques climatiques pour les joueurs et les supporters
Au-delà de son impact sur l’environnement, la Coupe du monde pourrait également subir les conséquences directes du changement climatique.
Plusieurs villes hôtes sont exposées à des épisodes de fortes chaleurs, à des orages violents ou encore à des risques d’incendies de forêt. Des villes comme Miami, Atlanta, Houston ou Dallas figurent parmi les zones les plus surveillées.
Les experts alertent notamment sur les risques sanitaires liés aux températures élevées, aussi bien pour les joueurs que pour les millions de supporters attendus dans les stades.
Un paradoxe de plus en plus visible
Cette Coupe du monde illustre une contradiction souvent pointée du doigt par les spécialistes du climat : les grands événements sportifs contribuent aux émissions mondiales de gaz à effet de serre tout en étant de plus en plus affectés par les conséquences du réchauffement climatique.
Alors que le football cherche à poursuivre son développement à l’échelle mondiale, la question de la durabilité environnementale des grandes compétitions s’impose désormais comme un enjeu majeur pour les années à venir.

