Dans un contexte de tension diplomatique et sportive entre le Maroc et le Sénégal après le verdict controversé de la CAF, l’intervention d’Amine Birouk sur les ondes de la radio espagnole COPE a marqué les esprits. Invité de l’émission El Partidazo, le spécialiste du droit du sport a livré une analyse juridique rigoureuse, recentrant le débat sur les règlements plutôt que sur les émotions liées au résultat de la finale.
La primauté du règlement sur le résultat sportif
Au cours de son intervention, Amine Birouk a insisté sur la distinction fondamentale entre le score acquis sur le terrain et la validité juridique d’une rencontre. En s’appuyant sur les articles 82 et 84 du règlement de la Confédération africaine de football, il a soutenu que l’abandon du terrain par une équipe constitue une violation grave des protocoles officiels, susceptible d’annuler le résultat final. Selon lui, la décision rendue par l’instance disciplinaire ne traduit pas une faveur accordée au Maroc, mais l’application stricte des textes qui encadrent les compétitions continentales.
Une communication maîtrisée face à la tension médiatique
Face aux réactions passionnées venues du Sénégal, largement relayées dans les médias et sur les réseaux sociaux, l’analyste marocain a adopté une posture mesurée. Il a présenté la position du Maroc comme celle d’un acteur attaché au respect des institutions sportives internationales. En refusant toute surenchère émotionnelle, son discours a cherché à convaincre l’opinion européenne que la Fédération royale marocaine de football s’inscrit dans une logique de droit et non de confrontation, afin de préserver sa crédibilité auprès des instances comme la FIFA et le Tribunal arbitral du sport.
Samuel Richard KAKPO

